La fraude fiscale est généralement très difficile, voire impossible, à mesurer. Dans le cas des flux commerciaux, il est toutefois possible de la saisir grâce aux « importations manquantes » : la différence entre la valeur totale des exportations enregistrées par le pays A vers le pays B et la valeur totale des importations du pays B en provenance du pays A. Alors qu’aucune raison économique ne justifie que ces deux valeurs diffèrent, il existe des incitations à la fausse déclaration, particulièrement du côté des importations, celles-ci étant souvent fortement taxées, contrairement aux exportations. L’Éthiopie est à cet égard un cas typique, puisqu’elle taxe très lourdement les importations, certains produits supportant des taux atteignant 240 pour cent. Dans ce contexte, cet article examine dans quelle mesure la fraude fiscale, saisie par les importations manquantes, réagit aux variations du taux d’imposition. La théorie postule que cette relation est ambiguë, des taux plus élevés accroissant à la fois le bénéfice de la fraude et les pénalités en cas de détection. À travers le prisme des importations manquantes, nous cherchons à examiner empiriquement cette relation en Éthiopie. Synthèse du document de travail n° 101 de l’ICTD, d’Andualem T. Mengistu, Kiflu G. Molla et Giulia Mascagni.
Résumé de recherche
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Fraude fiscale et importations manquantes : données au niveau des transactions
La version originale est disponible en anglais
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- ICTD
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Auteurs
Andualem T. Mengistu
- Conseiller technique, département des affaires fiscales du FMI